Après la première nuit en refuge et un petit déjeuner vite englouti (qui a dit : "Des biscottes? On est pas à l'hopital ni à la maison de retraite!"), les gambettes ont hâte d'en découdre. Andiamo.
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| Arrêt au bord de l'Estany Negre pour l'inévitable photo de groupe : la lumière matinale est crue et horizontale, le soleil claque dans l'air vif et plaque des ombres contrastées sur la roche et l'eau |
Dernier regard en arrière sur l'Estany Tort de Peguera |
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| Enfilade de laquets - Estany de la Coveta (alt. 2410), |
Estany de la Llastra - avant de grimper la Collada de Saburo (alt. 2690) |
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| Au détour du Portell de Saburo, on aperçoit pour la première fois le refuge de Colomina |
Pendant la pause pique-nique, nous avons droit au ballet aérien d'une quinzaine de vautours fauves tournant au-dessus de leur casse-croûte; deux gypaètes barbus qui s'étaient invités ont été vite priés de s'en retourner par les occupants du ciel : peu importe, ils reviendront à leur tour, para quebrantar huesos... |
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| Puis c'est la descente (raide! on préfère ne pas avoir eu à la monter... |
mais des âmes charitables ont prévu un escalier!) |
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| vers l'Estany de Mar et le grand Estany de Colomina |
Sur le verrou du lac, un grand cairn dit qu'on est arrivés (alt. 2400) |
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| Ce cairn me botte, avec ses allures de chorten : sur fond de sommets presqu'encore enneigés, nos Pyrénées se donnent des petits airs himalayens |
Même le refuge s'y met avec les drapeaux de prière qui ornent les haubans. A propos de haubans, ils ne sont pas là pour rien avec l'orage qui s'annonce |
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| On a bien tenté de rester un peu dehors malgré la pluie et le vent froid, mais c'est pas drôle. Au chaud dans le refuge, on sacrifie au rite désormais quotidien du moscatel, entre deux parties délirantes de petits cochons |
Eclairicie entre deux orages : les derniers rayons du soleil dorent les montagnes environnantes |