|
Malade au lever, je vais passer une grande partie de la journée à côté de mes pompes, d'où le compte rendu quelque peu imprécis et vaporeux de ce premier jour de marche.
Traversée du plateau qui enserre le lac d'Isli : terre sombre et stérile, ravinée de ruisseaux taris, pas de marchand de muguet à l'horizon.
Remontée d'un torrent de fonte qui a sculpté son canyon à travers les strates érodées de sédiments farcis de coquillages fossilisés : eh oui, la mer était là, mais il y a un bail...
Passage d'un col qui nous amène sur une vallée verdoyante et habitée. Premier regard sur le Jbel Masker enneigé. Pause repas farniente au soleil, puis camp dans les arbres - pommiers, cerisiers, peupliers - de la maison forestière de Tighrist.
|