début table des matières jour précédent jour suivant

 dimanche 2 mai


Matin clair et limpide sur Tighrist

Grand soleil sur les cerisiers à notre départ de la maison forestière de Tighrist. Descente de la vallée émaillée de villages, de hameaux, de bergeries isolées mais habitées. Ribambelles d'enfants dépenaillés qui réclament on ne sait trop quoi avec le sourire. On laisse Anefgou, le gros village du coin, pour une vallée secondaire qui remonte vers le nord.

Repas de midi à l'ombre des pommiers en fleurs. On repart alors que le ciel se couvre. Montée au col Tizi n'Aït Brahim dans les pins et les chênes verts. Le mauvais temps nous rattrape : descente au camp dans la gadoue, giflés par une pluie horizontale. Fort heureusement, les muletiers sont arrivées avant la pluie : nous nous réfugions en tas dans la tente commune. Comme ça ne se calme pas, on s'organise pour la nuit.

Avant minuit, la neige a succédé à la pluie, alors on resserre les rangs. Michel et moi, installés en travers, derrière un rempart de sacs, jouons les frères convers à la porterie : tenir tant bien que mal le mince rideau qui nous abrite des bourrasques, l'ouvrir et le fermer au passage de ceux que l'urgence intestinale pousse à quitter la douillette chaleur de leur duvet.


Descente de la vallée... émaillée de villages, de hameaux, de bergeries isolées

On laisse Anefgou... pour une vallée secondaire qui remonte vers le nord

Maisons isolées, accrochées aux berges de l'oued Repas de midi à l'ombre des pommiers en fleurs

La pluie nous rattrape au col Tizi n'Aït Brahim En tas dans la tente commune
début table des matières jour précédent jour suivant

textes, graphisme et photos : André Laurens - tous droits réservés