jour précédent début jour suivant

 jeudi 14 : Irhazzoun - Igli



Emerveillement quotidien : citadelles rocheuses allumées par le premier soleil dans la transparence matinale.
 

Puis c'est le départ vers le nord-est. Dernier regard en arrière sur le Tassigdelt Sidi el Haj et les horizons bleuissants.
 

Bernard nous l'avait promise et on l'a vue venir de loin : une forêt d'aiguilles rocheuses, qui ne sont pas sans rappeler les Mallos aragonais.
 

Le premier col nous dévoile un cirque entièrement constitué de ces reliefs érodés par les vents incessants. On reste un grand moment à contempler le ballet aérien d'un couple d'aigles et d'une escadrille de pigeons, qui virevoltent autour de ces colonnes naturelles.
 

Pause graine "à le col" avant de descendre dans le cirque.
 

Cherchant à combattre la concurrence de la graine berbère, Bernard fait une promo sur le chocolat et le nougat, tandis que Pierre fait une grande distribution de Chupa Chups.
 

Manue a dit : "Tu es toujours du même côté de l'appareil photo, donne-moi ça!" Y'a pas à discuter : ce que femme veut...
Heureusement, le décor vaut la photo.
 

Une fois le cirque traversé, on remonte sur le plateau Tadaout n'Tablah : les reliefs ruiniformes de Bab n'Ali semblent à portée de main.
 

Plongée dans les gorges d'Afourar, émeraude végétale dans son écrin d'ocre stratifiée.
 

Repas de midi à l'ombre d'une falaise et bain de pieds dans l'eau fraîche de l'oued
 

Ici comme ailleurs, l'homme travaille d'arrache-pied pour extraire sa subsistance de la terre ingrate : cultures en terrasses irriguées sur le moindre bout de terrain plat.
 

On quitte à regret le village d'Afourar et ses verdoyances généreuses, pour repartir vers le nord-ouest.
 
 

Arrivée en fin d'après midi sur les bergeries d'Igli : vue panoramique d'un lieu très fréquenté par les trekkeurs : trois camps sont installés (dont le notre) entre la Tête de Chameau (à l'ouest) et le Tassigdelt Tamajgalt dont les falaises ravinées semblent des draperies pétrifiées.
 
 

Au soir, nos cuisiniers nous font un festin de viande : dans un four de boue séchée de leur fabrication, ils rotissent une chèvre et un agneau qui feront les délices du repas du soir.
 
jour précédent début jour suivant


textes, graphisme et photos : André Laurens - tous droits réservés