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 mercredi 13 : Irhissi - Irhazzoun



Au réveil, on découvre les ruines du hameau d'Irhissi, à deux pas du camp, baignées dans la lumière éclatante d'un soleil matinal déjà haut.
 

La première occupation : plier la tente, ranger ses affaires et apporter le tout près des mules. Puis c'est le petit déjeuner en commun dans la grande tente, et le départ.
 

On suit la vallée qui prolonge le canyon descendu la veille. Puis, prenant progressivement de la hauteur sur le chemin à flanc, on rencontre des troupeaux gardés par des enfants et leurs chiens, on surplombe les bergeries où séjournent bêtes et hommes.
 

Passé un petit col, on fait la pause graine près d'un puits, au milieu de résurgences de sel, avant de redescendre dans une autre vallée.
 

Chaque jour de ce trek nous le confirmera : ici, l'eau c'est la vie. Au village de Berkou, les berges de l'oued sont couvertes de cultures en terrasses irriguées, d'amandiers et autres fuitiers (abricotiers, pêchers?) en une profusion de verdure d'autant plus généreuse qu'ont été arides les chemins qui nous ont amenés là.
 

Les gorges de l'Ouine Telouine, avec leurs falaises ocres et leurs vasques émeraude, ont de petits airs de canyons aragonais. On y prend le repas de midi, d'aucuns y goûtent la fraîcheur d'un bain dans l'eau claire.
 

La marche se poursuit un moment dans le fond de l'oued, puis le groupe se sépare en deux : une moitié continue les gorges jusqu'au camp, l'autre remonte sur le plateau vers le sud, par un chemin construit de murets de pierres sèches.
 

Un nouveau col passé, on découvre l'objectif : le plateau tabulaire du Tassigdelt Sidi el Haj, que l'on abordera par la pointe nord.
 

Au fur et à mesure que s'élargit le vallon où court la piste, on découvre une vue panoramique de la vallée de l'Assif n'Taoudacht, et des plateaux environnants : dis, Jeannot, ça te rappelle rien?
 

Du pied de la cheminée qui nous hissera au sommet du plateau, on aperçoit la vallée où nous attend le campement, et au fond se dessinent les silhouettes désormais familières de Bab n'Ali.
 

Enfin au sommet! On domine avec quelque fierté - la grimpette a fait tirer la langue à certains...- le village d'Irhazzoun et ses vergers, qui s'étendent à nos pieds. Au loin, on distingue la Tête de Chameau et les falaises d'Igli : c'est à leurs pieds qu'on dormira demain soir.
 

Avant de redescendre, Bernard prend contact par radio avec nos petits camarades qui installent le camp en bas, au débouché des gorges de l'Ouine Telouine.
 

Arrivés au camp, on boit le thé rituel, accompagné de beignets et de confiture. Très vite, le soir nous offre les flamboyances minérales et ambrées du dernier soleil sur les mesas environnantes
 
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textes, graphisme et photos : André Laurens - tous droits réservés